Electricité: L’Afrique, un potentiel égal à 300 réacteurs nucléaires!
Mais le continent ne pèse aujourd’hui que 3,1% dans la production mondiale
Peu ou pas d’infrastructures hydrauliques
Le Maroc fait figure de leader dans le domaine
Le Maroc a vu le nombre de ses barrages grimper progressivement depuis les années 60. Sa politique dans le domaine de l’eau a permis la construction de 139 grands barrages totalisant une capacité de plus de 17,6 milliards de m3, et de plusieurs milliers de forages et de puits captant les eaux souterraines
Aspects techniques, financiers, économiques, environnementaux et sociaux des ressources en eau, développement de l’hydroélectricité, stratégies climato-résilientes… Petit résumé du programme de l’Africa 2017, qui se tient actuellement à Marrakech (du 14 au 16 mars). L’évènement dédié à l’eau et à l’énergie, rassemblant 650 participants d’une soixantaine de pays, place le continent au cœur du débat. Car malgré son immense potentiel, qui équivaut à 2 fois ce que produisent les pays européens, il ne pèse que 3,1% dans la production mondiale de l’électricité.
Face à cela, 600 millions d’Africains restent encore plongés dans le noir, soit la moitié de la population du continent, et 330 millions n’ont pas d’accès direct à l’eau potable. Pourtant, comme le souligne la ministre déléguée en charge de l’Eau, Charafat Afailal, «l’Afrique pourrait générer 300 gigawatts d’électricité, ce qui équivaut à la production de 300 réacteurs nucléaires». Beaucoup d’espoirs reposent ainsi sur la construction de grandes infrastructures hydriques, l’hydraulique étant la 3e source de production d’électricité dans le monde. Toutefois, le grand défi est de trouver des modèles de réponses aux différents phénomènes du changement climatique, de réviser nos modes de gestion de l’eau face à la raréfaction des précipitations.
Le président du Comité marocain des barrages, Jamal Mahfoud, pose un premier dilemme. «Soit nous investissons au risque de perdre des investissements peu ou mal adaptés. Soit nous nous lançons dans de longues études et réflexions sur le déploiement des infrastructures hydrauliques, au risque de démarrer trop tard face à des changements du climat particulièrement ressentis sur le continent».
Le Maroc, lui, déploie son expérience en formant des ingénieurs africains dans la conception et la réalisation de barrages, pour une mise à niveau des capacités généralisées entre pays frères africains. Le Royaume mène, également, de grands travaux comme ceux réalisés par le CID (Conseil ingénierie et développement) au Burkina Faso, avec la construction du barrage et de la centrale électrique de Samendeni, la réhabilitation d’un barrage au Kenya, ou des études pour des ouvrages au Burundi, entre autres déploiements. Rappelons que le pays totalise aujourd’hui 139 grands barrages d’une capacité de près de 17,5 milliards de m3.
Le 15 Mars 2017
SOURCE WEB Par L’économiste
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jeudi 23 mars 2017
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