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ALERTE TSGJB L’Alhambra : l’heritage architectural du Maghreb derriere le mythe d’une origine orientale

ALERTE TSGJB L’Alhambra : l’heritage architectural du Maghreb derriere le mythe d’une origine orientale

 

L’Alhambra de Grenade est souvent présentée comme l’un des chefs-d’œuvre de la « civilisation arabe d’Andalousie ». Pourtant, selon l’analyse de l’urbaniste et historien d’art Mohamed Métalsi, son architecture révèle une réalité plus complexe : ses techniques de construction et son organisation spatiale témoignent d’une profonde filiation avec le Maghreb médiéval, notamment Marrakech, Fès, Rabat et Salé.

L’Alhambra n’est pas le résultat d’un plan directeur unique. Elle s’est développée par agrégation sur près de trois siècles, chaque souverain ajoutant palais, cours, jardins et infrastructures aux constructions précédentes. Cette croissance progressive, fondée sur des raccords plutôt que sur un axe monumental, rapproche l’ensemble des traditions architecturales de l’Occident musulman, notamment des casbahs et palais maghrébins.

Au-delà des inscriptions arabes et de la généalogie revendiquée par les souverains nasrides, l’analyse s’intéresse aux savoir-faire matériels : pisé, stuc, zellige, charpente et ingénierie hydraulique. Ces techniques trouvent des parallèles particulièrement forts dans les grands chantiers almoravides, almohades et mérinides du Maroc. L’eau, notamment, constitue un élément structurant de l’Alhambra, comme elle l’était dans les jardins de l’Agdal et de la Ménara à Marrakech.

L’article remet ainsi en question une lecture fondée uniquement sur la langue et les inscriptions. Il distingue l’arabité culturelle et politique de l’origine des techniques et des gestes des bâtisseurs, tout en rappelant que ces savoir-faire résultent d’échanges méditerranéens anciens.

L’enjeu n’est donc pas de substituer une identité à une autre, mais de restituer au Maghreb et à l’architecture amazighe de l’Occident musulman leur rôle dans l’histoire de l’Alhambra. Sous les décors nasrides, les vers arabes et les bassins emblématiques demeure une réalité essentielle : la mémoire d’un métier et de techniques de construction profondément enracinés dans les traditions maghrébines.

Le 21/09/2026

Source web par : le360

https://fr.le360.ma/culture/les-batisseurs-de-lalhambra-les-mains-quon-na-pas-voulu-voir_YSK4VXKUPJEZ3ECNH2SAC3D3CY/

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