Tata : Pressions des lobbies agricoles pour réautoriser la culture de pastèque malgré la crise de l’eau
Dans la province de Tata, au sein de la région de Souss-Massa, de puissants agriculteurs et lobbies du secteur agricole intensifient leurs pressions sur les autorités locales afin d’obtenir la modification de l’arrêté préfectoral n°224 du 17 novembre 2022. Ce texte interdit les cultures fortement consommatrices d’eau, notamment les pastèques rouges et jaunes, en raison de l’épuisement critique des nappes phréatiques.
Selon le quotidien Al Akhbar, ces manœuvres visent à faire annuler ou assouplir les restrictions en vigueur, malgré les risques persistants de stress hydrique. Les promoteurs de cette démarche avancent que la nappe phréatique du sud de Tata aurait montré des signes d’amélioration ces dernières années. Une réunion de la Commission provinciale de l’eau — reportée au 9 décembre — devait examiner la légalisation de certaines cultures controversées.
De nombreux acteurs locaux redoutent que les autorités cèdent aux pressions d’agriculteurs influents, d’élus et d’investisseurs ayant acquis des centaines d’hectares et misé sur du matériel d’irrigation goutte-à-goutte. Ces groupes cherchent à relancer des cultures suspendues lors des dernières saisons en raison de la sécheresse, alors même que la circulaire ministérielle n°19325 impose des mesures strictes pour protéger les ressources en eau souterraines.
L’arrêté préfectoral en vigueur interdit l’exploitation excessive des nappes, ainsi que les puits et captages non autorisés. Il suspend également la délivrance de permis de forage dans les zones les plus touchées, telles que Lokoum, Fam Zguid ou Tizounine, et proscrit les cultures saisonnières gourmandes en eau hors oasis. Seules les cultures vivrières — céréales et légumineuses — restent autorisées, afin de préserver des ressources hydriques déjà gravement menacées.
Le 01/12/2025
Source web par : le360
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lundi 1 décembre 2025
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