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Ouverture du 17e Festival Gnaoua d’Essaouira et musiques du monde Une parade magique et une fusion d’exception

Ouverture du 17e Festival Gnaoua d’Essaouira et musiques du monde Une parade magique et une fusion d’exception

Les yeux grands ouverts tournés vers la scène Bab Doukkala, le public de cette 17e édition du festival Gnaoua d’Essaouira et les musiques du monde pourra, à partir de ce soir, apprécier la procession d’ouverture appelée «Al Aâda». Il y a toujours quelque chose de vraiment impressionnant de voir les musiques de confréries unies, le temps d’une parade inédite. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes des quatre coins du Maroc, touristes européens, américains, personnalités du monde de l’art mais aussi politique auront droit à un spectacle hautement spirituel et résolument traditionnel de par son aspect rituel. Comme chaque année, de grandes marionnettes se mêleront aux maâlems pour porter avec fierté leurs couleurs au cœur de la Médina. Ici, le défilé des monstres de la musique gnaoua est à lui seul un festival. À peine le temps de souffler après la Parade, place maintenant au show très attendu, le concert d’ouverture de cette édition sur la Place Moulay El Hassan prévu à partir de 20 h. En avant-première mondiale, le public du festival aura le bonheur d’assister à une surprenante rencontre entre trois grands musiciens aux styles bien distincts : le maâlem Hassan Boussou, le grand musicien français Didier Lockwood et le maître du rebab Bouhcine Foulane. Mais ce ne sera qu’un avant-goût du reste du programme qui réserve encore de belles surprises. Et ce sera très difficile de fermer l’œil à Essaouira pendant le festival.

La ville sera encore une fois le lieu des retrouvailles de toutes les musiques les plus chaloupées de la planète. Et les rythmes les plus savamment planants : gnaoua, jazz, rock, soul… La création et l’improvisation seront comme d'habitude les bienvenues. Ce carrefour, classé désormais dans le top 5 des grands festivals internationaux par le célèbre magazine britannique «Songlines Magazine», promet des prestations généreuses des grands noms de la world music et ceux de la musique Gnaoua. Que d'éminents musiciens y débarqueront. Mis à part le concert d’ouverture, une autre grande rencontre d’univers musicaux : le concert de clôture. À l’allure d’un véritable choc de titans, ce concert réunira le Maâlem Hamid El Kasri au guembri et le Malien Bassekou Kouyate au ngoni pour une fusion impressionnante, authentique et exclusive. Et entre l’ouverture du festival et la clôture, autant de fusions, de concerts intimistes, parades, rencontres, hommages vous seront réservés. De la très tonique Allemande d’origine nigérienne Ayo à la légende vivante, le bassiste américain Marcus Miller au meilleur artiste jazz en 2013, le Franco-Libanais Ibrahim Maalouf, en passant par le grand musicien franco-martiniquais Mario Canonge (Martinique, France) et au futur Bob Marley africain Meta and the Cornerstones du Sénégal… le festival Gnaoua d’Essaouira et musiques du monde dans sa version 2014 sera celui où il y en aura pour tous les goûts. Comme d’habitude, d’ailleurs. Pas de tape-à-l’œil, on passera de la musique du monde à la cambrure rythmique des maâlems gnaouis, habitués du festival, dont Mohamed Kouyou, Mokhtar Guinea, Abdeslam Alikane, Mustapha Bakbou, entre autres grosses pointures du genre. Toujours fidèles à l’esprit de la fête, ces monstres de tagnaouite reproduiront l’essentiel du répertoire des chants traditionnels de Gnaoua. Une ode lumineuse à l’Afrique. C’est même le futur de ce continent en marche qui fera l’objet du Forum citoyen de cette édition : «L’Afrique à venir».

Ce rendez-vous rempile pour la troisième fois consécutive avec d’éminents intervenants des quatre coins du monde autour de cette thématique très chère à tous. Soulignons enfin que dans le cadre de cette édition un grand hommage posthume sera réservé à une plume prolifique : Et-Tayeb Houdaïfa, un des piliers de la presse marocaine. Bref jusqu’au 15 juin prochain, avec cette activité culturelle et artistique dense, l’édition 2014 du Festival tentera d’offrir un véritable plaisir aux festivaliers. 


Autour d’un café ou d'un thé…

L’Arbre à palabres est un des incontournables du Festival Gnaoua. Créé en 2006, ce forum de dialogue et d’échanges se tient chaque après-midi à partir de 17 heures à Dar Souiri. Autour d’un café ou d’un thé, les artistes Gnaoua et les invités des musiques du monde dialoguent librement et dans une ambiance conviviale. Le public, à son tour, pose des questions et participe au débat en toute fraternité. Le Forum est modéré depuis deux ans par le tandem Emmanuelle Honorin et Maria Moukrim. Emmanuelle Honorin, critique musicale et journaliste, qui est à l’origine de cette initiative unique, animera cette année encore les tables rondes de l’Arbre à Palabres. Elle est aussi programmatrice de scènes pluridisciplinaires telles que «Contradanza» et «Bal créole de la Bellevilloise» à Paris. Elle a, à ses côtés, la journaliste marocaine, native d’Essaouira, Maria Moukrim, connue pour son engagement et pour ses grandes enquêtes.

 

11 Juin 2014
SOURCE WEB Par Ayoub Akil, LE MATIN
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