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Séisme d’Al Haouz : un an et demi après, la reconstruction toujours en panne

Séisme d’Al Haouz : un an et demi après, la reconstruction toujours en panne

Un an et demi après le séisme dévastateur d’Al Haouz du 8 septembre 2023, des milliers de victimes vivent encore sous des tentes de fortune, affrontant leur deuxième Ramadan dans des conditions précaires. L’hiver rigoureux, marqué par des températures glaciales, des pluies et des chutes de neige, aggrave la détresse des sinistrés, alors que les promesses de relogement et de reconstruction tardent à se concrétiser.

Des aides financières insuffisantes face à l’urgence

Malgré des subventions de reconstruction de 140.000 à 80.000 dirhams selon les dégâts et une aide temporaire de 2.500 dirhams par mois, l’arrêt de ces allocations a plongé de nombreuses familles dans une précarité accrue. Privés de logements stables et de ressources suffisantes, les sinistrés peinent à reprendre leurs activités économiques, notamment agricoles, qui constituaient leur principal moyen de subsistance avant la catastrophe.

Un processus de reconstruction entravé par l’administration

Alors que les autorités avaient annoncé une reconstruction rapide et inclusive, les lenteurs administratives freinent les avancées. L’octroi des permis de construire, encadré par un cahier des charges strict, prend du retard, empêchant les familles de reconstruire leurs maisons.

Par ailleurs, les difficultés d’accès aux zones montagneuses compliquent l’acheminement des matériaux, retardant davantage les travaux. Malgré la réhabilitation de 15.100 logements, soit 60 % des habitations endommagées, plus de 3.000 tentes abritent encore des sinistrés dans l’attente d’un relogement durable.

Mauvaise gestion des fonds et manque de suivi

Selon Siham Azeroual, consultante éditoriale et fondatrice du projet Moroccan Douars, le gouvernement porte une responsabilité totale dans la lenteur de la reconstruction. Elle pointe du doigt une gestion défaillante des 120 milliards de dirhams alloués, un manque de contrôle et des irrégularités financières ayant freiné l’avancée des travaux.

La reconstruction est également ralentie par un manque de compétences en construction en matériaux naturels adaptés aux séismes. De plus, des fraudes impliquant des tacherons non qualifiés ont été signalées, menant à plusieurs arrestations.

Une mobilisation insuffisante des sinistrés

Un autre facteur contribuant à cette situation est l'absence de mobilisation collective des habitants d'Al Haouz. « Les victimes ne sont pas unies pour défendre leur cause », regrette Siham Azeroual, qui estime que cette désorganisation limite la pression exercée sur les autorités pour accélérer la reconstruction.

Alors que les retards s’accumulent, l’urgence de la situation nécessite une accélération des procédures, un renforcement des contrôles et une meilleure coordination des efforts pour garantir aux sinistrés un retour à une vie normale.

Le 15/03/2025

Rédaction de lanouvelletribune

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