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Transition énergétique au Maroc : retards, défis et enjeux

Transition énergétique au Maroc : retards, défis et enjeux

Le Maroc aspire à devenir un leader régional en énergie verte, conformément aux objectifs fixés par le Nouveau Modèle de Développement (NMD). Cependant, des retards persistent dans la mise en œuvre des réformes énergétiques, freinant la transition énergétique du pays. Un rapport indépendant de l’Initiative IMAL pour le climat et le développement, relayé par L’Economiste, met en évidence ces obstacles et leurs impacts économiques.

???? Un cadre réglementaire insuffisant

L’un des principaux freins identifiés est l’absence d’un régulateur indépendant et efficace pour le secteur énergétique. Une gouvernance claire, accompagnée d’une politique tarifaire transparente et compétitive, est essentielle pour accélérer le passage aux énergies renouvelables. La restructuration de l’ONEE (Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable) est également cruciale pour moderniser le réseau électrique et favoriser l’intégration des énergies propres.

? Des obstacles à la production décentralisée

Le rapport souligne aussi les restrictions qui limitent l’essor de l’énergie décentralisée. Alors que le NMD mise sur un modèle énergétique durable, les opérateurs de distribution imposent encore des freins à l’autoproduction et à l’injection d’électricité verte dans le réseau. Une adaptation des infrastructures et un accompagnement des acteurs concernés sont nécessaires pour lever ces blocages.

? Une dépendance aux énergies fossiles préoccupante

Le retard dans la transition énergétique maintient la dépendance du Maroc aux énergies fossiles, alourdissant le déficit commercial et pesant sur les finances publiques. De plus, l’Union européenne, principal partenaire commercial du pays, impose des exigences accrues en matière de neutralité carbone, ce qui pourrait affecter la compétitivité des exportations marocaines.

???? Quelles solutions pour accélérer la transition ?

Parmi les mesures prioritaires, le rapport recommande :
? La renégociation des contrats des centrales à charbon
? L’accès élargi au gaz naturel pour l’industrie
? La mobilisation de financements internationaux, notamment via l’initiative Just Energy Transition Partnership
? Un développement accéléré des énergies renouvelables

Alors que la transition énergétique est un enjeu stratégique pour le développement durable du Maroc, il devient urgent d’accélérer les réformes pour aligner les ambitions du pays avec les exigences du marché mondial et les défis environnementaux.

Le 14/03/2025

Rédaction de lanouvelletribune

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