Prix des Viandes Rouges au Maroc : Les Mesures Gouvernementales Incapables de Freiner la Hausse
Malgré les exonérations des droits de douane et de la TVA accordées par le gouvernement pour encourager l’importation de viandes rouges, les prix sur les marchés marocains demeurent élevés. Selon le quotidien Assabah, ces mesures, en vigueur depuis janvier 2024, n’ont pas réussi à soulager les consommateurs ni à stabiliser les prix des viandes.
Des Prix Toujours Hors d’Atteinte pour les Consommateurs
Actuellement, le kilogramme de bœuf reste fixé à 120 dirhams, celui de la viande hachée à 130 dirhams, tandis que l’agneau dépasse les 150 dirhams. Cette stagnation des prix survient malgré un coût considérable pour les finances publiques, estimé à plus de 4 milliards de dirhams entre janvier et octobre 2024. Seuls 71 importateurs ont bénéficié de ces exonérations, ce qui suscite des interrogations sur l’efficacité et l’équité de cette politique.
Un Échec Reconnu par le Gouvernement
Le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjae, a imputé cet échec aux importateurs, qui n’auraient pas joué leur rôle pour accompagner les mesures gouvernementales et contribuer à la baisse des prix. Lors des discussions du projet de loi de Finances, il a souligné que ces initiatives n’ont pas produit les résultats escomptés, une reconnaissance claire des limites des actions engagées.
Une Crise Qui Impacte les Professionnels et les Consommateurs
La cherté persistante des viandes rouges a gravement affecté les bouchers, poussant plusieurs d’entre eux à fermer boutique. Certains ont été contraints de sacrifier des vaches laitières et des moutons destinés à la reproduction pour répondre à la demande, aggravant la crise sur le long terme. Cette situation reflète une dégradation continue du pouvoir d’achat des ménages marocains et une pression accrue sur les professionnels du secteur.
Une Révision Urgente des Politiques Nécessaire
Cette crise met en lumière l’urgence de revoir les stratégies gouvernementales pour lutter contre l’inflation et garantir un meilleur accès des ménages aux produits de première nécessité. Des solutions plus inclusives et durables semblent nécessaires pour rétablir l’équilibre sur les marchés.
Le 06/12/2024
Rédaction de l’AMDGJB Géoparc Jbel Bani
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vendredi 6 décembre 2024
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