Chine: pourquoi les touristes français ne sont pas plus nombreux
Classé à l'Unesco, le Temple du Ciel à Pékin est un incontournable d'un circuit culturel en Chine.
L’office de tourisme de Chine a travaillé sur le profil du voyageur français. Les difficultés sur les visas pour la Chine représentent un véritable frein pour les Français. Depuis plusieurs années, les arrivées françaises en Chine plafonnent à 500.000 visiteurs par an.
Destination culturelle, la Chine intéresse les voyageurs français. La culture chinoise, ses coutumes et traditions, son patrimoine mais aussi ses paysages sont les 4 attraits majeurs du pays pour les touristes français. Du fait notamment de la langue chinoise, ils découvrent le pays essentiellement (à 47%) en voyage de groupe avec un tour-opérateur. En 2018, la Chine s’est d’ailleurs classée deuxième ex-aequo, avec l’Inde, en parts de marché des voyages packagés en Asie, derrière la Thaïlande (donnée Seto).
Le 18 juin, lors du dernier focus pays organisé par la Pata France, trois représentants de l’office de tourisme de Chine sont venus à la rencontre des professionnels français. Forts de trois études (Kantar TNS –en collaboration avec le JNTO-, Seto et OTCP), ils ont apporté quelques données clés sur les voyages en Chine.

Pour la Pata France, Sandrine Ledru (Article Onze) et Guillaume Linton (Asia) entourent Dan Xu (consultante), Yuwei Mu (directeur de l’OT de Chine), Chloé Ohanian (Accorhotels) et Xiaolu Zhang (responsable marketing à l’OT de Chine) lors du « Before Pata » du 18 juin au Mercure Tour Eiffel.
Rajeunir la fréquentation
Alors qu’un voyageur français long-courrier sur trois se rend en Asie, la Chine reste autour de 500.000 visiteurs français tous motifs confondus depuis 5 ans. Le voyageur français part à deux, est plutôt senior (près de 45% de plus de 50 ans) et dispose de revenus élevés (de 3.001 à 5.300€ net mensuels par foyer pour 50% d’entre eux). L’enjeu, comme pour d’autres destinations, est d’attirer des voyageurs plus jeunes. Une clientèle freinée par la langue et qui recherche davantage d’informations sur la destination selon les données recueillies par l’OT.
Pour Josefa Casado, DG de Maison de la Chine, il serait important de pouvoir faciliter notamment les voyages pédagogiques. Parmi les points de difficulté pour les visas, la multi-culturalité des enfants et les situations de parents divorcés très fréquentes en France. « Si on donne aux jeunes le goût d’aller en Chine, ce sont des voyageurs pour l’avenir » rappelle-t-elle.
Une offre touristique qui évolue
Vaste (9,6 millions de km2), avec des saisons et des climats très différents entre ses 4 principales régions, la Chine offre « une foule de possibilités » explique l’OT. D’autant que les infrastructures et les équipements s’améliorent : avion et train à grande vitesse pour les trajets intérieurs, bus et métro dans les villes, toilettes modernisées, facilités de paiement sur mobile… Même l’hôtellerie propose « des adresses de charme et boutiques-hôtels d’une vingtaine de chambres à la décoration et au service personnalisé ».
La difficulté pour le marché français reste le faible nombre de guides francophones. Sachant qu’en termes d’image, outre les aspects géopolitiques, la Chine est aussi pénalisée par sa pollution, notamment à Pékin. De plus, sa politique de grands travaux d’aménagement est perçue comme « un risque d’artificialisation de ses espaces naturels ».
Des freins à l’entrée de plus de Français
La Chine reste la première destination des Maisons du Voyage, avec l’historique Maison de la Chine créée en 1991. « Nos clients, environ 5.000 l’an dernier, partent en Chine sur 31 à 40 jours. Et c’est une destination de repeaters chez nous », explique Josefa Casado, qui a « rencontré dernièrement un client parti 20 fois en Chine avec nous».
Dans le Top 3 des circuits chez Asia, la Chine arrive « à la quatrième place en chiffre d’affaires. Nous sommes en progression de 7% alors qu’au global au Seto la destination est en baisse de 9% », détaille Guillaume Linton, président du TO spécialiste et de la Pata France.
La Chine figure aussi « dans le Top3 » chez Visiteurs signale Didier Blanchard, son directeur qui peste de ne pas pouvoir faire plus. Le dirigeant du tour-opérateur alerte sur les difficultés du visa. « Le formulaire est très long à remplir avec une multitude de justificatifs y compris sur les revenus du client. » Il s’inquiète pour le développement du marché en France, sachant qu’un « retraité moyen ne peut pas aller en Chine ».
La grosse inquiétude des professionnels du tourisme français est l’éventuelle obligation de prise d’empreintes digitales pour le visa loisirs cet été. « On entend parler d’une mise en application en juillet. C’est une épée de Damoclès sur les départs » commente un tour-opérateur…
Le 26/06/2019
Source web Par quotidiendutourisme
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vendredi 28 juin 2019
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