L’organigramme de la COP22
Mezouar, président, Lhafi, commissaire général
Une dream-team de profils expérimentés pour la préparation de ce sommet
Création d’un Segma pour favoriser la souplesse de la gestion
L’équipe pour la COP22 est en place. Si Salaheddine Mezouar est président du comité de pilotage, le commissaire général de cette manifestation intercontinentale est Abdelâdim Lhafi, le Haut commissaire aux eaux et forêts. C’est le Souverain qui l’a choisi, ainsi que le staff qui va l’accompagner, sous forme de responsables de pôles animés par des profils d’expérience. Ainsi, le pôle négociations est confié à Aziz Mékouar, ancien ambassadeur notamment à Rome et à Washington. Hakima El Haité, ministre déléguée en charge de l’Environnement, sera l’envoyée spéciale du climat. Dans cette équipe, Nizar Baraka, président du CESE, supervisera le comité scientifique, Driss El Yazami (CNDH), les relations avec la société civile. Quant à Abdeslam Bikrat, ancien wali de Marrakech, rattaché au siège du ministère de l’Intérieur, il prendra en charge la logistique et la sécurité.
Plus de 40.000 personnes en novembre à Marrakech
Maintenant que les membres de l’équipe sont connus, le commissaire général de la COP22 s’attache à l’essentiel: mettre en place le dispositif nécessaire pour la gestion de cet événement international qui va regrouper plus de 40.000 personnes dont 3.500 journalistes à Marrakech en novembre prochain. En effet, Abdelâdim Lhafi prépare la mise en place des structures et des procédures d’approche pour la réalisation de cet évènement. Même si le budget pour cette opération n’est pas encore connu, la priorité est de créer un Service d’Etat géré de manière autonome (Segma) pour une souplesse dans la gouvernance de cet évènement planétaire. Abdelâdim Lhafi n’est pas étranger à la problématique. Il a déjà été commissaire général du pavillon marocain pour l’exposition universelle de Hanovre en 2000, en Allemagne, placé sous le signe de l’homme, la nature et la technologie», une thématique au cœur du développement durable et de l’écologie. En 2005, il récidive avec l’exposition internationale de Nagoya au Japon, tournée vers «la sagesse de la nature». Pour cette étape importante, le Maroc doit relever certains défis. L’urgence est de suivre le calendrier de mise en œuvre de l’accord de Paris. Ainsi, Marrakech est une phase importante dans la gestion des risques climatiques avant l’entrée en vigueur de l’accord de Paris à partir de 2020. Une feuille de route, avec un échéancier, qui émane de l’accord de Paris, existe. En d’autres termes, la présidence française, avec Laurent Fabius, va continuer jusqu’au début novembre prochain, date de la tenue de la COP22 à Marrakech. Les Marocains vont les accompagner jusqu’à cette échéance, pour prendre le relais jusqu’à la tenue de la COP23 qui aura lieu dans un pays asiatique.
Rappelons que comme pays organisateur, le Maroc doit mettre en relief ses engagements dans l’atténuation des effets des changements climatiques. Le plan solaire, particulièrement les composantes Noor 1, 2 et 3 seront mises en avant. Une étape importante pour l’image du pays dont les orientations vers l’économie verte et le développement durable sont incontestables.
Porte-parole de l'Afrique
La COP22 sera aussi l’occasion de mettre en avant la coopération avec les pays africains, notamment via des initiatives d’envergure qui consolident la profondeur du Maroc en Afrique. Cela se traduit par la coopération Sud-Sud, avec des exportations en matière d’énergies renouvelables. La COP22 est une opportunité supplémentaire pour que Rabat soit le porte-parole des pays d’Afrique afin de montrer la profondeur africaine de la politique marocaine initiée par le chef de l’Etat. En matière de logistique et de gestion d’évènements d’envergure internationale, le Maroc a un savoir-faire comme la COP7 en 2001 sur les changements climatiques, l’OMC ou d’autres rencontres sportives de haut niveau.
Le 10 Février 2016
SOURCE WEB Par L’économiste
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vendredi 12 février 2016
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