Effondrement d’immeubles à Fès : dérives de “Villes sans bidonvilles”
Apparemment, cet ex-bidonville avait fait l’objet de spéculations qu’on peut assimiler aujourd’hui à de l’homicide involontaire. Et le pire. c‘est que les populations concernées par ces programmes représentent pour certains politiciens irresponsables et sans foi ni loi comme un » gisement électoral » de premier choix vu la densité démographique qui sévit généralement dans les bidonvilles. Chantage au logement ? Et ainsi, comme il n’y a rien de nouveau au pays du soleil couchant, ces populations ont dû subir un bien hideux chantage au logement, et à des pressions qui se sont très vite transformées en compris.
L’effondrement de deux immeubles à Fès, survenu dans une nuit tragique marquée par le froid et la panique, a coûté la vie à plusieurs personnes et bouleversé des familles entières. Ce drame, largement relayé par les médias nationaux et internationaux, soulève de profondes interrogations sur les responsabilités réelles et les dysfonctionnements structurels ayant conduit à une telle catastrophe.
Si le parquet a rapidement ouvert une enquête judiciaire, l’auteur de l’article estime que les investigations ne doivent pas se limiter à la désignation des responsables de la construction illégale d’étages supplémentaires. Le lotissement concerné est un ancien bidonville réaménagé dans le cadre du programme national « Villes sans bidonvilles », censé garantir un habitat décent et sécurisé. Or, l’absence d’audits rigoureux, de contrôles techniques crédibles et de suivi strict des normes de construction est pointée du doigt.
Le texte dénonce des pratiques assimilées à de l’homicide involontaire : spéculation immobilière, négligences meurtrières, non-respect des normes, corruption présumée et instrumentalisation électorale des populations vulnérables. Ces dernières auraient subi un véritable « chantage au logement », les exposant à des compromis dangereux mettant leur vie en péril.
L’article appelle à une responsabilité élargie impliquant l’ensemble des acteurs institutionnels concernés, de la Wilaya à la commune, en passant par le ministère de l’Habitat. Au-delà du drame humain, cette tragédie remet en cause la crédibilité du programme « Villes sans bidonvilles », mais surtout le droit fondamental à un logement sûr et, plus largement, le droit à la vie.
Le 15/12/2025
Source web par : actu-maroc
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lundi 15 décembre 2025
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