Makhtar Diop : vers plus de prêts en monnaies locales pour réduire la dette africaine
Lors de la conférence AFIS tenue le 4 novembre à Casablanca, Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé un élargissement des prêts en monnaies locales africaines. Cette stratégie vise à réduire la vulnérabilité liée aux taux de change, à mobiliser des capitaux privés internationaux et à renforcer la viabilité de la dette africaine.
Makhtar Diop a souligné que les investisseurs institutionnels, tels que BlackRock, privilégient les actifs dépassant le milliard de dollars, incitant la SFI à soutenir des projets de plus grande envergure pour attirer ces capitaux. L’objectif est de stimuler les économies africaines à un moment où l’aide publique au développement diminue et où les financements concessionnels se raréfient.
En 2023, la SFI a engagé plus de 15 milliards de dollars en Afrique, dont 30% déjà en monnaies locales. L’institution ambitionne de renforcer ses partenariats avec les banques commerciales pour échanger des ressources en dollars contre des crédits en devises locales, tout en promouvant une intégration financière régionale.
Le Bureau du Conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique (OSAA) rappelle que le service de la dette africaine a atteint 90 milliards de dollars en 2024, aggravé par la dépréciation monétaire et la hausse du coût de la dette extérieure.
Selon l’OSAA, le recours accru aux prêts en monnaies locales est une solution durable pour stabiliser les finances publiques, réduire la dépendance au dollar et favoriser la résilience économique du continent dans la perspective des Objectifs de développement durable (ODD).
Le 07/11/2025
Source web par : afrique.le360
www.darinfiane.com www.cans-akkanaitsidi.net www.chez-lahcen-maroc.com
Les tags en relation
Les articles en relation
Les mutations technologiques et commerciales bouleversent les stratégies de développement fondées
De nouvelles politiques s’imposent dans les pays en développement pour soutenir la concurrence Le progrès technologique et l’évolution des relations c...
Comment le Maroc prépare sa nouvelle révolution touristique
Le Royaume, qui ambitionne d’accueillir 26 millions de touristes annuels en 2030, prévoit d’en atteindre les 54% cette année, avec des recettes dépassant...
Conjoncture. Cinq risques pèsent sur l’économie marocaine
La Banque mondiale (BM) prévient contre cinq risques externes et internes qui planent sur l’économie marocaine. À surveiller de près: le risque de paupér...
Avec un financement de 800 millions de dollars, SFI et le groupe OCP s’associent pour bâtir des s
La Société financière internationale (SFI) et le groupe OCP, leader mondial du marché des engrais phosphatés, ont lancé mardi 10 octobre 2023 une platefor...
Banque mondiale : 4 millions de dollars pour renforcer l’agriculture résiliente au Maroc
La Banque mondiale a approuvé une subvention additionnelle de 4 millions de dollars en faveur du Maroc, mobilisée à partir du Fonds pour une planète vivable...
Investissement budgétaire : la délicate question des financements innovants
Les syndicats et les chefs d’entreprises veulent que le gouvernement se rattrape dans la Loi de finances 2020 des “oublis” de celle de 2019. Face aux beso...
Climat des affaires : Le Maroc en tête du baromètre B-Ready
Si cette première édition de B-Ready place le Maroc dans une position favorable, dépassant à la fois les pays à revenu intermédiaire de la tranche inféri...
Pourquoi les filles quittent-elles l’école et quelles sont les conséquences de leur déscolarisa
Dans le monde, neuf filles sur dix terminent l’école primaire, mais elles ne sont que trois sur quatre à achever le premier cycle de l’enseignement second...
Évolution des classifications de revenu des pays selon la Banque mondiale : tendances et changement
La Banque mondiale classe les économies mondiales en quatre catégories : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire...
Stress hydrique. Nizar Baraka : l’utilisation des eaux non conventionnelles comme nouvelle alterna
Invité ce jeudi 1er février à l’École nationale supérieure de l’administration (ENSA), Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, a affir...
Des politiques climatiques aux résultats concrets
LES POINTS MARQUANTS Si des milliers de mesures n'ont pas réussi à enrayer le changement climatique, certains pays ont toutefois réalisé des progrès...
Ahmed Lahlimi : « L’inflation deviendra une donnée structurelle de l’économie marocaine »
Contrairement à plusieurs économistes et institutions nationales et mondiales, le haut-commissaire au Plan estime que l’inflation que l’on vit en cette an...


vendredi 7 novembre 2025
0 
















Découvrir notre région