Guides touristiques. L’État passe à l’acte
La loi 67-21, réorganisant la profession du guide touristique, est désormais effective dans un climat morose pour cette catégorie névralgique qui œuvre dans la promotion de divers segments du tourisme.
La crise qui plane actuellement sur le secteur touristique n’a pas empêché l’État d’éditer la nouvelle loi qui réorganise la profession du guide touristique. L’enjeu de la réforme législative, opérée par la loi 67-21, réside dans l’intégration des guides touristiques qui travaillent dans un cadre informel, ainsi que d’assurer aux guides touristiques une plus grande protection de leurs droits acquis. Les normes nouvellement entrées en vigueur ont changé les règles appliquées depuis 2012, avec une refonte de plusieurs dispositions.
L’État doit, dans un premier temps, éditer un décret qui fixe les modalités d’affection de plus de 3.000 guides touristiques sur l’ensemble du territoire, et qui ont passé leur période de formation. Les guides qui travaillent au sein des villes touristiques peuvent changer leur domaine d’activité selon une série de conditions. Il s’agit d’une expérience de 10 ans au moins, ainsi que le passage avec succès de l’examen qui sera organisé tous les deux ans par le département de tutelle. La révision légale, qui a été actée, précise aussi que chaque guide touristique doit suivre une formation qualifiante d’une durée maximale de 3 mois, «soit en présentiel soit à distance», indique la législation nouvellement entrée en vigueur. Des cas exceptionnels seront aussi admis «pour des raisons sanitaires», dans le cas où le guide touristique n’aurait pas pu exercer son activité pour une période de trois mois.
Des mesures exceptionnelles pour 3 ans
Le nouveau dispositif indique que tous les guides touristiques pourront changer la catégorie de leur mission chaque année, «sans passer l’examen et avec des conditions et des modalités qui seront fixées par voie réglementaire», souligne la nouvelle loi. Il s’agit d’une mesure de souplesse destinée à permettre aux guides touristiques concernés de bénéficier d’un délai raisonnable en vue de préparer les examens prévus par la loi. À noter que le délai de 3 ans devrait commencer après la finalisation du cadre réglementaire relatif aux examens annuels des guides touristiques.
La loi impose aussi aux guides de porter leurs badges durant leurs missions, avec des peines lourdes qui ont été instaurées dans les cas où le badge a été cédé par son titulaire à des personnes qui n’appartiennent pas au corps de la profession. Pour sauvegarder l’éthique de la profession, la loi précise que le retrait du badge pourra durer 12 mois, dans les cas où le guide touristique a été condamné pour un délit de 3 mois au plus, avec ou sans sursis.
La même sanction d’arrêt de l’activité pour une durée d’une année s’applique pour les cas où le guide touristique a commis une faute professionnelle jugée grave «et cela de manière provisoire ou définitive selon les modalités qui seront fixées par décret», indique la nouvelle loi. Toujours est-il que la faiblesse du réseau des établissements de formation dans l’option de guide des espaces naturels reste parmi les plus grandes contraintes à surmonter. Ces établissements délivrent en effet un diplôme de technicien spécialisé, tout comme la formation portant sur les guides des villes et des circuits touristiques. Pour les personnes morales qui sont créées, le cahier des charges passe nécessairement par la modernisation de la formation des guides recrutés.
Une nouvelle prorogation de la mise en conformité
L’État doit procéder à l’assouplissement des modalités de passage des examens d’accès aux guides qui exercent toujours dans l’irrégularité. La mise en conformité avec la loi 67-21 se fera donc à travers les examens professionnels qui seront organisés, avec l’admission de la formule de l’examen oral pour les personnes qui n’ont aucun niveau d’instruction, et qui forment une frange importante des guides concernés par la mise en conformité avec la loi durant les deux prochaines années.
Les examens seront supervisés par des comités locaux et seront suivis par des périodes de formation obligatoire. Un nouveau dispositif réglementaire est également projeté et qui porte sur les conditions de reconversion des guides, qui devra faciliter le processus pour les personnes qui ont une ancienneté dans la profession. La période transitoire de trois années devrait conférer à la profession une meilleure position dans la chaîne de valeur touristique, et de faire du diplôme l’unique moyen qui donne un droit d’accès à la profession.
Le 16/08/2021
Source web Par : leseco
Les tags en relation
Les articles en relation
Tourisme. Akhannouch lance une nouvelle feuille de route
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch a présidé ce vendredi 17 mars 2023 à Rabat, la cérémonie de signature de la convention cadre de partenariat pour l...
Morocco Showcase Summit 2025 : investissements touristiques et développement durable au Maroc
La deuxième édition du Morocco Showcase Summit 2025, organisée les 19 et 20 novembre à Casablanca, a réuni plus de 300 acteurs du tourisme — investisseur...
#MAROC_PROJET_INVESTISSEMENTS_MARK_CUBAN: Le milliardaire américain Mark Cuban compte investir au M
Mark Cuban n’est pas uniquement connu pour sa réussite dans le monde de l’entrepreneuriat, il est aussi célèbre pour être une personnalité notoire de l...
Tourisme golfique au Maroc : Agadir mise sur une niche haut de gamme a fort potentiel
Le tourisme golfique s’impose comme une niche stratégique au Maroc, avec un fort potentiel économique. Un touriste golfeur dépense entre 180 et 250 euros p...
Diplomatie touristique : Madrid prend l’Organisation de l’AG de l’OMT cédée par le Maroc
L’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui devait se tenir fin novembre à Marrakech, aura finalement lieu à Madrid, le Maro...
CA de la SMIT : La capacité d’hébergement devrait atteindre 340.000 lits d’ici à 2026
La capacité d’hébergement actuelle s’élève à environ 300.000 lits, un chiffre qui devrait atteindre 340.000 lits à horizon 2026, soit 40.000 lits supp...
III – Marketing olfactif : avoir du flair pour les affaires
Le Welcome City Lab a dévoilé le troisième tome de son « Cahier des tendances ». Un ouvrage qui recense toutes les tendances d’aujourd’hui (et de demai...
Cooperation touristique Maroc–Gabon : Fatim-Zahra Ammor prepare un memorandum d’entente
La ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, a tenu une séance de travail avec Branly Martial Oupolo, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Gabo...
Espagne : 2021, une année morose pour le secteur touristique
Seuls 31 millions de visiteurs étrangers sont venus l’an dernier en Espagne. Bien loin des performances pré-pandémiques de la deuxième destination mondial...
Tourisme durable : 2022, l’année de la prise de conscience ?
Parfois, s’arrêter et regarder en arrière peut aider à y voir plus clair. Alors que l’écoanxiété grandit et que les crises s’accumulent, il semble t...
Tourisme : Essaouira renoue avec les beaux jours
La Cité des alizés opère un retour triomphal sur la scène du tourisme, insufflant une dose de magie dans le cœur des visiteurs. Son charme envoûtant et so...


mercredi 18 août 2021
0 
















Découvrir notre région