Enseignement des langues étrangères: le blocage perdure
Rapprocher les points de vue des partis politiques sur le projet de loi-cadre portant réforme de l’éducation nationale et, surtout, sur les langues étrangères, semble relever de l'utopie. Du coup, ce projet de loi est bloqué, à moins de zapper le débat pour passer directement au vote.
Après l’échec de la Commission technique parlementaire chargée d’examiner les dix-huit amendements proposés en vue de trouver une mouture consensuelle au projet de loi-cadre sur la réforme de l’éducation, c’est au tour d’une réunion marathonienne des présidents des groupes et groupements parlementaires de se terminer sur un constat amer. A savoir celui de l’impossibilté de rapprocher les différents et nombreux points de vue en présence.
Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 15 mars, les points d’achoppement se résument grosso modo en trois points sur lesquels les positions sont diamétralement opposées: les langues utilisées dans le cursus scolaire, la gratuité de l’enseignement et les modes de recrutement du personnel enseignant.
Le désaccord est d’autant plus total que ce projet de loi-cadre, qui est en train de faire un ballet interminable entre diverses institutions, a déjà divisé les partis de la majorité, qui l’ont confié eux-mêmes, à l’image d’une patate chaude, au Parlement. Et ce dernier vient de s’en débarrasser, comme pour signifier que la balle est désormais dans le camp des partis politiques, majorité et opposition réunies.
En attendant que la situation se décante, Al Ahdath croit savoir que la tendance majoritaire au sein des bureaux du Parlement et des partis politiques penche largement vers le choix des langues étrangères comme base d’enseignement des matières scientifiques et techniques. Seul le PJD n’a pas encore exprimé son point de vue sur ce point précis de la discorde. D’ailleurs, le parti de la lampe craint fortement que les autres partis de la majorité ne décident de passer outre son avis, en exigeant de présenter le projet directement au vote, lors de la session parlementaire extraordinaire qu’ils ont préconisée. Or la manœuvre actuelle du PJD consiste justement à ramer à contre-courant en vue de renvoyer aux calendes grecques la dite session parlementaire extraordinaire, dont le vote pourrait être crucial.
Le 14 mars 2019
Source web Par Le 360
Les tags en relation
Les articles en relation
Maroc: les enseignants contractuels menacent d’une “année blanche”
Lasse des promesses gouvernementales non tenues, selon elle, la Coordination régionale des enseignants contractuels hausse le ton et menace d’une année blan...
Opération un million de cartables Les libraires montent au créneau
La quasi-totalité des manuels revus et corrigés Seuls ceux de l’éducation islamique changent de contenu La rentrée scolaire 2016-2017 sera marquée ...
Education inclusive: Un programme national dédié officiellement lancé
Les enfants en situation de handicap bénéficieront désormais d’un programme national de l’éducation inclusive. Officiellement lancé ce mercredi 26 ...
Contractuels: Le ministère d’Amzazi rencontre ce mercredi les syndicats
Le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce pour demain, ...
Enseignement privé: Hassad revient sur les décisions de Belmokhtar
Le ministre de l’Education nationale et les établissements scolaires privés auraient trouvé un terrain d’entente. Mohamed Hassad serait revenu sur les d�...
#Maroc_enseignement_Amzazi: appelé à imposer le mode présentiel dans tous les établissements
L’observatoire du système d’enseignement et de formation a appelé le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseigne...
Selon une étude de l’UNESCO La valorisation du statut des enseignants à même de contrecarrer la
La mise en place des cours d'éducation sur les valeurs et la valorisation du statut des enseignants sont à même de contrecarrer la violence en milieu sco...
Réforme du système éducation-formation Pas moins de 200.000 enseignants seront recrutés et form�
Le président du Conseil supérieur de l'éducation et de la formation et de la recherche scientifique, Omar Azziman, a insisté sur l’importance de l’e...
Alcool, drogue et cigarette…Hassad pourra-t-il sauver l’école marocaine du naufrage?
Un rapport du programme national d’évaluation des acquis de l’éducation nationale a présenté des chiffres tout à fait hallucinants. Une enquête menée...
Said Amzazi suspend le dialogue avec les enseignants
Une bonne partie d’entre eux refuse toujours de rejoindre son travail Cette décision a été motivée par la poursuite de la grève par une bonne partie d...
Officiel. Les enseignants des AREFs deviennent fonctionnaires de l’Éducation nationale
Les douze statuts fondamentaux régionaux qui régissent les enseignants-cadres des AREFs seront annulés et remplacés par un statut unifié garanti par l’É...
L’école peut-elle vouloir ce que Hassad veut ?
Réduction des effectifs des classes, enseignement bilingue dès le CP, unification des dates des vacances…Tant de mesures qui font débat Une rentrée sco...


lundi 18 mars 2019
0 















Découvrir notre région